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Déclaration 2035 : guide complet BNC réel

La déclaration 2035 constitue le cœur du régime réel des professions libérales relevant des Bénéfices Non Commerciaux (BNC). Contrairement au Micro-BNC, où le bénéfice est déterminé de manière forfaitaire, la 2035 repose sur une logique comptable précise : seules les recettes réellement encaissées sont prises en compte, et seules les charges effectivement engagées et justifiées peuvent être déduites.

Ce document fiscal ne se limite pas à une formalité annuelle. Il détermine directement :

  • le bénéfice imposable soumis à l’impôt sur le revenu
  • la base de calcul des cotisations sociales
  • l’éventuel déficit imputable
  • les plus-values professionnelles

La 2035 est déposée auprès de la Direction générale des Finances publiques et son résultat est ensuite reporté sur la déclaration complémentaire 2042 C-PRO. Le bénéfice déclaré sert également de base de transmission aux organismes sociaux, notamment l’URSSAF et, selon la profession, à la caisse de retraite compétente.

En pratique, la déclaration 2035 structure toute la fiscalité du professionnel libéral au régime réel. Une mauvaise compréhension de ses mécanismes peut entraîner :

  • une surévaluation du bénéfice
  • une augmentation mécanique des cotisations sociales
  • un risque de redressement fiscal
  • ou une perte d’optimisation légitime

À l’inverse, une 2035 maîtrisée permet de piloter finement sa charge fiscale, d’anticiper ses appels provisionnels et d’intégrer la dimension retraite dans la stratégie globale.

Cette page a vocation à devenir la référence complète sur la déclaration 2035 : définition, calcul du résultat, lignes de dépenses, erreurs fréquentes, situations particulières et arbitrages stratégiques.

Sommaire Masquer

Qu’est-ce que la déclaration 2035 ?

La déclaration 2035 est la liasse fiscale des professions libérales soumises au régime réel des Bénéfices Non Commerciaux (BNC). Elle permet de déterminer le résultat fiscal à partir des recettes effectivement encaissées et des charges réellement supportées.

Autrement dit, la 2035 est le document qui calcule le bénéfice imposable du professionnel libéral lorsque celui-ci n’est pas au Micro-BNC. Ce bénéfice servira ensuite de base à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales.

La déclaration est déposée chaque année auprès de la Direction générale des Finances publiques, généralement par voie dématérialisée via la procédure EDI.

Base légale et régime BNC réel

La déclaration 2035 trouve son fondement dans les articles 92 et suivants du Code général des impôts, qui définissent le régime des BNC.

Le régime réel, appelé “déclaration contrôlée”, repose sur un principe simple mais rigoureux : le bénéfice correspond à la différence entre les recettes encaissées et les dépenses déductibles engagées dans l’intérêt direct de l’activité.

Ce régime implique :

  • une comptabilité de trésorerie (recettes encaissées / dépenses payées)
  • la tenue d’un livre-journal des recettes
  • la tenue d’un registre des immobilisations et amortissements
  • la production annuelle de la liasse 2035

La 2035 ne se limite pas à une simple addition de charges : elle distingue frais généraux, amortissements, cotisations, plus-values, déficit éventuel et informations sociales.

À qui s’adresse la 2035 ?

La déclaration 2035 concerne :

  • les professionnels libéraux dont les recettes dépassent le plafond du Micro-BNC
  • ceux ayant opté volontairement pour le régime réel
  • certaines structures d’exercice relevant des BNC (hors imposition à l’IS)

Sont notamment concernés : médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, avocats, consultants, architectes, experts, formateurs indépendants, etc., dès lors qu’ils relèvent des BNC et ne sont pas au régime micro.

Dès que le régime réel s’applique, la 2035 devient obligatoire.

Différence Micro-BNC / 2035

La différence entre le Micro-BNC et la déclaration 2035 est fondamentale.

En Micro-BNC, l’administration applique automatiquement un abattement forfaitaire de 34 % sur les recettes. Aucune charge réelle n’est analysée. La simplicité prime, mais l’optimisation est limitée.

En déclaration contrôlée, chaque charge doit être justifiée, ventilée et intégrée correctement. Le bénéfice est calculé au réel. Cela permet une déduction précise des dépenses professionnelles, mais implique une gestion comptable plus structurée.

Le choix entre Micro-BNC et 2035 n’est pas neutre. Il impacte :

  • le montant de l’impôt
  • le niveau des cotisations sociales
  • la capacité à amortir du matériel
  • la gestion des déficits

La déclaration 2035 est donc le véritable outil fiscal des professionnels libéraux souhaitant piloter finement leur résultat.

Comment est calculé le bénéfice en 2035 ?

Le calcul de la déclaration 2035 repose sur une logique de trésorerie : seules les recettes effectivement encaissées et les dépenses réellement payées au cours de l’année sont prises en compte.

Le bénéfice BNC n’est donc pas basé sur les factures émises, mais sur les flux financiers réellement constatés. Cette distinction est essentielle pour éviter les erreurs de déclaration et les écarts de trésorerie.

Le calcul de la déclaration 2035 conditionne directement :

  • le montant de l’impôt sur le revenu
  • la base des cotisations sociales
  • l’éventuel déficit imputable

Principe recettes encaissées

En BNC réel, la règle est celle de l’encaissement.

Cela signifie que seules les sommes effectivement perçues sur l’année civile doivent être déclarées. Une facture émise en décembre mais payée en janvier N+1 ne sera pas intégrée dans l’exercice N.

Les recettes comprennent :

  • honoraires
  • rétrocessions
  • indemnités
  • subventions d’exploitation
  • remboursements perçus dans le cadre professionnel

Ce principe peut créer des décalages importants en cas de paiements tardifs ou d’activité saisonnière. Une bonne gestion des encaissements est donc stratégique.

Charges déductibles

Les charges déductibles sont celles engagées dans l’intérêt direct de l’activité et justifiées par des pièces comptables.

Elles doivent respecter trois critères :

  • être nécessaires à l’exercice de la profession
  • être effectivement payées au cours de l’année
  • être appuyées par un justificatif

Les charges comprennent notamment :

  • loyers et charges locatives
  • frais de véhicule
  • assurances professionnelles
  • cotisations sociales obligatoires
  • cotisations facultatives (Madelin)
  • frais de formation
  • honoraires comptables
  • amortissements des immobilisations

Certaines dépenses doivent être ventilées lorsqu’elles ont un usage mixte (professionnel et personnel). Une mauvaise ventilation peut entraîner un redressement.

Résultat fiscal et report 2042 C-PRO

Le résultat fiscal correspond à la différence entre les recettes encaissées et les charges déductibles.

Si les charges sont supérieures aux recettes, un déficit BNC apparaît. Sous conditions, ce déficit peut être imputé sur le revenu global.

Le bénéfice ou le déficit issu de la 2035 est ensuite reporté sur la déclaration complémentaire 2042 C-PRO. Ce montant s’ajoute aux autres revenus du foyer fiscal pour le calcul de l’impôt progressif.

Ce même bénéfice sert également de base aux cotisations sociales calculées par l’URSSAF.

Le calcul de la déclaration 2035 est donc un pivot : il détermine simultanément la fiscalité et la charge sociale du professionnel libéral.

Les lignes de dépenses de la 2035 expliquées

La déclaration 2035-A est la première partie du formulaire 2035 destinée aux professionnels libéraux soumis au régime réel des BNC. Elle permet de détailler précisément l’ensemble des recettes et des charges professionnelles afin de déterminer le résultat fiscal. Nous allons nous concentrer ici sur la 2035-A et l’analyser ligne par ligne

Ligne 2 – Débours.

Les débours se trouvent dans la rubrique « recettes » puisqu’ils sont directement déduits des recettes. Il s’agit de sommes payées par le professionnel libéral pour le compte d’un client.

Ce poste concerne uniquement certaines professions juridiques (sommes versées aux conservations des hypothèques par les notaires, droit de plaidoirie des avocats…).

Ligne 3 – Honoraires rétrocédés.

Les honoraires rétrocédés se trouvent dans la rubrique « recettes » puisqu’ils sont directement déduits des recettes. On retrouve dans ce poste les sommes rétrocédées à des remplaçants ou à un autre professionnel libéral exerçant une profession libérale complémentaire.

Pour rappel, les honoraires rétrocédés sont à déclarer sur la DAS-2 dès lors que les montants sont supérieurs à 1200 € par bénéficiaire et par an.

Ligne 8 – Achats.

Le poste « Achats » concerne les dépenses de biens à usage unique : achats de fournitures et produits revendus à la clientèle/patientèle (médicaments, dépenses de pharmacie, prothèses et fournitures dentaires…).

L’achat de matériel n’est pas à porter dans ce poste (cf. petit outillage).

Ligne 9 – Salaires nets et avantages en nature.

Les salaires sont à reporter ligne 9 de la 2035

Sont déductibles dans ce poste, les salairesappointements et rémunérations versés au personnel salarié.

Les prélèvements personnels effectués par le professionnel ne sont pas déductibles.

Ligne 10 – Charges sociales sur salaires.

La ligne 10 inclut les cotisations versées aux organismes sociaux afférents au personnel salarié, à savoir les cotisations patronales et salariales.

Ligne 11 – Taxe sur la valeur ajoutée.

Ce poste est à compléter uniquement lorsque la comptabilité d’un professionnel soumis à la TVA est tenue Taxe incluse (TTC). Le montant à reporter correspond à la TVA payée sur l’exercice sans tenir compte de la TVA afférente aux immobilisations.

Le montant déductible est donc égal à : TVA payée sur l’année + TVA récupérée sur les acquisitions d’immobilisations – TVA collectée sur les cessions d’immobilisations.

Ligne 12 – Contribution Economique Territoriale.

La CET correspond à l’ancienne taxe professionnelle.

Elle inclut la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) et la CVAE (Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises).

Ligne 13 – Autres impôts.

  • Taxe foncière et taxe d’enlèvement des ordures ménagères lorsque le local en question est porté en immobilisations. Elles sont à porter en ligne 15 « Loyers et charges locatives », lorsque le professionnel les payent en tant que locataire,
  • Taxe de balayage,
  • Taxe sur les salaires,
  • Contribution à la Formation Professionnelle (CFP) payée à l’URSSAF,
  • Cotisation aux Unions Régionales des Professionnels de Santé (CURPS) payée à l’URSSAF,
  • Taxe sur les voitures des sociétés,
  • Malus sur un véhicule polluant porté en immobilisation.

Attention, l’impôt sur le revenu, la taxe d’habitation et les pénalités sur les impôts et taxes ne sont pas déductibles.

Ligne 14 – CSG déductible.

Il s’agit de la part déductible de la CSG payée à l’URSSAF. La CSG/CRDS non déductible est à comptabiliser en prélèvements personnels ou au compte de l’exploitant (compte 108000).

Ligne 15 – Loyers et charges locatives.

Les loyers des professionnels libéraux sont à reporter ligne 15 de la déclaration 2035A

Ce poste correspond aux loyers et aux charges de copropriété du local professionnel. Le professionnel devra déterminer le pourcentage déductible du loyer (au prorata de la surface) si le bureau ou le cabinet est situé à son domicile.

La taxe foncière (si le professionnel est locataire), dont le paiement est prévu dans le bail de location du local professionnel, est également déductible à ce poste.

Les loyers « versés à soi-même » (local au domicile du professionnel dont il est propriétaire) sont déductibles sous conditions (voir notre article « optimiser son BNC »).

En revanche, les cautions et dépôts de garantie ne sont pas déductibles mais sont à porter en immobilisations sans être amortis. Ils deviendront déductibles s’ils ne sont pas restitués au professionnel à la fin du bail.

Ligne 16 – Location de matériel et de mobilier.

Cette ligne correspond aux dépenses suivantes :

  • Redevances de collaboration ou d’assistanat. Elles sont également à reporter en case BW « dont redevances de collaboration ». Elles sont à sont à déclarer sur la DAS-2 dès lors les montants sont supérieurs à 1200 € par bénéficiaire et par an.
  • Redevances cliniques,
  • Leasing et crédit-bail du matériel professionnel (photocopieur, appareils médicaux, matériel informatique, logiciels…). En revanche, les dépenses de location de véhicules sont à porter en ligne 23 « Frais de véhicules » (ou en prélèvements personnels en cas d’option pour les IK).

Ligne 17 – Entretien et réparations.

Ce poste regroupe les dépenses d’entretien et de réparation susceptibles de maintenir en bon état le local, le matériel et le mobilier professionnel. En revanche, les dépenses d’aménagement et d’amélioration des biens doivent être portées en immobilisations et amorties.

En revanche, les grosses réparations se rapportant à un bien non inscrit en immobilisations ne sont pas déductibles.

Sont également déductible à ce poste les frais suivants :

  • maintenance du matériel,
  • nettoyage des locaux,
  • frais de blanchissage du linge professionnel. Ces frais peuvent être évalués forfaitairement comme nous l’avions vu dans notre article « optimiser son BNC ».
  • frais de décoration du local professionnel (hors œuvres d’art puisqu’elles ne sont pas admises en déduction, cf § 50 du BOI-BNC-BASE-40-10).

Ligne 18 – Personnel intérimaire.

Il s’agit des sommes acquittées auprès des entreprises de personnel intérimaire en rémunération de l’utilisation de personnel pour l’activité libéral.

Ligne 19 – Petit outillage.

Le petit outillage doit apparaitre ligne 19 de la 2035.

Sont déductibles dans cette rubrique, les dépenses de matériels et d’outillage professionnels dont la valeur unitaire HT mentionnée sur la facture est inférieure à 500 € :

  • matériel professionnel (ordinateur, imprimante, logiciel, téléphone, lecteur de carte vital, petit matériel spécifique à l’activité),
  • meubles meublants de bureau tel que les meubles de classement, bureau et chaises. En revanche, s’il s’agit de l’équipement initial du mobilier ou de son renouvellement complet, il convient de retenir la valeur global des meubles pour apprécier le seuil de 500 € HT.

Lorsque le seuil de 500 € HT est dépassé, le bien doit obligatoirement être porté en immobilisations et faire l’objet d’un amortissement.

Ligne 20 – Chauffage, eau, gaz, électricité.

La ligne 20 correspond aux dépenses d’énergie se rapportant au local dont le professionnel est locataire ou propriétaire (eau, chauffage, fioul, gaz, électricité).

Les frais de carburant du véhicule sont à porter en ligne 23 « Frais de véhicules » (ou en prélèvements personnels en cas d’option pour les IK).

Ligne 21 Honoraires ne constituant pas de rétrocessions.

On retrouve à ce poste les sommes versées, en rémunération d’une prestation, à des personnes non salariées . Il s’agit principalement des honoraires d’un expert-comptable, d’une association de gestion agréée (AGA), d’un avocat ou d’un huissier.

Sont également déductibles à ce poste, les commissions versées par les agent-commerciaux à des apporteurs d’affaires, les honoraires de supervision versées par les psychologues à un confrère.

Ligne 22 – Primes d’assurances.

Ce poste inclut les primes versées dans le cadre de contrat d’assurances ayant pour but de couvrir les risques inhérents à la profession. Il s’agit de :

  • l’assurance du local,
  • l’assurance du matériel professionnel,
  • la Responsabilité Civile Professionnelle (RCP),
  • l’assurance garantie des frais généraux professionnels.

Attention, les cotisations sociales facultatives (prévoyance, mutuelle, complémentaire retraite, perte emploi) ne sont pas à porter à ce poste. Elles sont à porter en ligne 25,case BZ (à condition qu’il s’agisse de contrat Loi Madelin, sinon elles ne sont pas déductibles).

L’assurance du véhicule professionnel est à porter en ligne 23 « Frais de véhicules » (ou en prélèvements personnels en cas d’option pour les IK).

En revanche, ne sont pas déductibles, les primes versées dans le cadre de contrats d’assurance vie, d’assurance de perte d’exploitation et d’assurance « homme clé ».

Vous trouverez ici la liste de nos assureurs spécialistes des professionnels libéraux.

Ligne 23 – Frais de véhicules.

Les frais de véhicules des BNC sont à reporter ligne 23 de la 2035.

Deux possibilités : IK ou frais réels.

Pour une étude d’ensemble, veuillez vous reporter à nos articles  :

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Ligne 24 – Autres frais de déplacements.

Ce poste concerne les frais de déplacements engagés pour les besoins de l’activité : péages, parcmètre, taxi, métro, hôtel, billets de train, billets d’avion.

De même, les frais de repas pris seul sur le lieu de travail (repas du midi) sont également à déduire ligne 24. La déductibilité de ces frais est soumise à un seuil fixé annuellement par l’Administration fiscale.

Ligne 25 Charges sociales personnelles.

Ligne 25 – Case BT « dont cotisations obligatoires » :

  • Assurance vieillesse et invalidité décès (CARPIMKO, CIPAV, CARMF, CNBF, CARCDSF, CAVAMAC, IRCEC, CARPV, CRN, CAVEC, CAVOM),
  • Allocations familiales et Assurance maladie-maternité (payées à l’URSSAF, à la SSI, à l’Agessa ou à la Maison des Artistes)
  • Assurance volontaire accident du travail et maladie professionnelle (AT/MP).

La CSG/CRDS, CFP et CURPS ne sont pas à porter à ce poste (cf ligne 13 et ligne 14).

Ligne 25 – Case BZ « dont facultatives Madelin » : 

Les cotisations versées dans le cadre d’un contrat Madelin peuvent être déduites du revenu professionnel, ce qui permet aux travailleurs indépendants d’optimiser leur fiscalité. Toutefois, cette déduction fiscale Madelin est plafonnée selon les règles en vigueur. Pour comprendre en détail les limites applicables, consultez notre article consacré à l’optimisation du BNC.

Par ailleurs, pour bénéficier de cet avantage fiscal, le professionnel libéral ou travailleur indépendant doit impérativement être à jour de l’ensemble de ses cotisations sociales obligatoires. À défaut, la déduction des cotisations Madelin ne pourra pas être appliquée.

On distingue trois catégories de cotisations facultatives « Madelin » :

Ligne 25- Case BU « dont facultatives aux nouveaux PER »

Ligne 26 – Frais de réception, de représentation et de congrès.

La ligne 26 inclut les charges suivantes :

  • Les frais de repas pris lors de formation et les repas d’affairesAttention, les médecins conventionnés du secteur I qui optent pour la déduction forfaitaire de 2 % ne peuvent pas déduire ces frais puisqu’ils sont déjà couverts par cette déduction forfaitaire.
  • Les frais de formation, séminaires, congrès.

Ces frais doivent être justifiés, engagés dans l’intérêt de l’activité et dans un rapport normal avec l’activité du professionnel et l’avantage qu’il en attend.

Ainsi, lorsqu’une formation est réalisée au cours d’un voyage, la partie du voyage correspondant à un voyage d’agrément (tourisme) n’est pas déductible.

Il appartient donc au professionnel de faire une ventilation entre les dépenses ayant effectivement pour objet exclusif le fonctionnement de l’entreprise (qui sont admises en déduction) et celles faites dans l’intérêt personnel de l’exploitant (non déductibles des revenus professionnels).

De même, la partie concernant l’accompagnateur (conjoint notamment) n’est pas déductible.

une pose repas avant de remplir la déclaration 2035

Ligne 27 – Fournitures de bureau, frais de documentation, de correspondance et de téléphone.

Sont déductibles à ce poste, les frais suivants :

  • les dépenses de fournitures de bureau (enveloppes, papier…),
  • les frais postaux (timbres),
  • les frais de téléphone (abonnement téléphone et internet),
  • les frais de télétransmission des feuilles de soins.
  • les frais de documentation.

Ligne 28 – Frais d’actes et de contentieux.

Il s’agit des frais de greffed’enregistrement d’actes et de contentieux payés dans le cadre de l’exercice de l’activité libérale, à l’exception des frais d’établissement qui sont soumis à des règles particulières.

Ligne 29 – Cotisations syndicales et professionnelles.

Les cotisations versées à des syndicats ou à des ordres professionnels sont à porter en ligne 29

Ligne 30 – Autres frais divers de gestion.

Ce poste concerne les dépenses suivantes :

  • les frais de publicité, bien que la publicité soit, le plus souvent, interdite par les codes de déontologie des professions libérales,
  • les frais de sponsoring,
  • les cadeaux offerts dans l’intérêt du bon fonctionnement de l’entreprise
  • les frais de vêtements : il s’agit uniquement des vêtements spécifiques (blouses pour les professionnels médicaux, robe d’avocat, casques et chaussures de sécurité pour un architecte…). En revanche, ceux pouvant être portés dans la vie courante (jeans, t-shirt, pull, baskets, costumes…) ne sont pas admis en déduction.
  • les pourboires et étrennes. En revanche, les dons aux œuvres d’intérêt général ne sont pas déductibles mais donnent lieu à une réduction d’impôt.
  • Les dépenses de recherche ou de conception de logiciels.

Ligne 31 – Frais financiers.

Les frais financiers doivent être placés ligne 31 de la 2035 A

Ce poste regroupe les intérêts d’emprunts, les frais bancaires et les agios.

Les intérêts d’emprunts déductibles sont ceux finançant les dépenses d’installation et ceux finançant l’acquisition de biens portés en immobilisation (local professionnel, clientèle, véhicule…).

En revanche, ne sont pas déductibles les agios liés à des découverts bancaires qui ont pour origine des prélèvements personnels excessifs.

Ligne 32 – Pertes diverses.

La ligne 32 concerne les charges suivantes :

  • Les pertes subies suite à un détournement de fonds commis par un salarié ou un associé,
  • Les abandons de créances,
  • Le montant des quittances impayées aux agents d’assurances.
  • L’indemnité versée, par un agent d’assurance à un confrère, suite au transfert du contrat d’un client.

En revanche, les amendes (code de la route notamment), les pénalités fiscales ou sociales et les pertes résultant de vols de fonds ne sont pas déductibles.

La déclaration 2035-B constitue la seconde partie du formulaire 2035 des professionnels libéraux au régime réel des BNC. Elle complète la 2035-A en détaillant les éléments de calcul du résultat fiscal, les informations relatives aux plus-values, aux immobilisations et aux données complémentaires exigées par l’administration. Nous allons maintenant l’examiner ligne par ligne afin de bien comprendre son rôle et son impact sur votre imposition.

Ligne 40 – Frais d’établissement.

Il s’agit des frais engagés au moment de l’acquisition d’un office ou d’une clientèle ou au moment de la constitution d’une société.

Ils comprennent notamment :

– les frais d’acquisition des divers éléments affectés à l’exercice de la profession (les commissions versées à un intermédiaire, les honoraires de notaire, les droits de mutation et d’enregistrement, les frais d’insertion, les frais d’adjudication)

– les frais dits de premier établissement (les frais de prospection, de recherches, d’études, les frais de publicité),

– les frais de constitution de société (les droits d’enregistrement, les frais d’actes, les honoraires).

Il est admis, à condition que le professionnel en fasse expressément la demande, que la déduction de ces frais soit faite de manière échelonnée sur une période maximale de 5 ans, suivant un plan d’amortissement linéaire.

Dans ce cas, il convient de déduire sur la ligne 41 la quote-part des frais d’établissement déductible au titre de l’exercice concerné.

Ligne 41 – Dotation aux amortissements.

Cette ligne correspond au total des dotations aux amortissements calculé dans le tableau des immobilisations et amortissements (tableau I de la déclaration 2035 suite).

Ligne 42 – Moins-values à court terme.

Cette ligne correspond au total des moins-values nettes à court terme calculées dans le tableau de détermination des plus et moins- values (tableau II de la déclaration 2035 suite).

Ligne 43 – Divers à déduire.

On y retrouve les déductions suivantes :

  • Case CS : montant de l’exonération Zone Franche Urbaine (ZFU),
  • Case AW : montant de l’exonération Zone de Revitalisation Rurale (ZRR),
  • Case CU : montant de l’exonération pour les professionnels bénéficiant du statut de jeune entreprise innovante,
  • Case CI : montant de l’exonération au titre de la Permanence des soins des médecins plafonnée à hauteur de 60 jours de garde par an,
  • Case CT : les versements effectués sur un plan d’épargne entreprise (abondement),
  • Case COl’abattement sur le bénéfice des jeunes artistes à la création plastique,
  • Case CQ : la déduction forfaitaire de 2 % et les abattements conventionnels de 3 % et du groupe III applicables aux seuls médecins conventionnés du secteur 1,
  • La quote-part privée sur les plus-values à court terme,
  • Les aides COVID exonérées,
  • La part des Moins-value à long terme imputable sur le résultat en cas de cessation d’activité en application de l’article 39 Quindecies du CGI (somme imputable = 12,8/26,5ème en 2021).

Après les divers à déduire vient la ligne 44 et le report du déficit SCM

Ligne 44 – Déficit Sté civile de moyens.

Il s’agit du déficit qui ressort de la déclaration 2036 de la SCM.

En règle générale, il s’agit de la quote-part de dotation aux amortissements revenant au professionnel associé de la SCM.

Attention à ce que ce montant ne soit pas déjà déduit en ligne 41 « Dotations aux amortissements ». En effet, le tableau des immobilisations et amortissements de la 2035suite prévoit une case « Fraction d’amortissement revenant à l’associé d’une société civile de moyens ». Celle-ci s’ajoute aux dotations de l’année.

Les erreurs fréquentes en 2035

La déclaration 2035 est un document technique. La majorité des rectifications fiscales en BNC ne proviennent pas d’une fraude intentionnelle, mais d’erreurs de qualification ou d’interprétation.

Les erreurs 2035 les plus fréquentes concernent la ventilation des charges, le traitement des immobilisations, la gestion des cotisations sociales et la déclaration des recettes encaissées. Ces imprécisions peuvent avoir un double impact : fiscal et social.

Mauvaise qualification des charges

Une dépense professionnelle doit être engagée dans l’intérêt direct de l’activité et être justifiée.

L’erreur classique consiste à déduire :

  • des dépenses personnelles (vêtements non spécifiques, repas privés, abonnements familiaux)
  • des charges qui relèvent en réalité d’une immobilisation
  • des frais sans ventilation entre usage privé et usage professionnel

Une mauvaise qualification peut entraîner la réintégration de la charge dans le bénéfice imposable.

En cas de contrôle, l’administration fiscale — via la Direction générale des Finances publiques — vérifie la cohérence entre la nature de l’activité et les charges déduites.

Oubli d’amortissement

Lorsqu’un bien dépasse le seuil fiscal de déduction immédiate, il doit être inscrit en immobilisation et amorti sur plusieurs années.

L’erreur fréquente consiste à :

  • déduire intégralement le bien la première année
  • ou à l’inverse, oublier totalement de l’amortir

Dans le premier cas, le bénéfice est artificiellement minoré.
Dans le second, il est artificiellement majoré.

Les amortissements sont reportés en 2035-B et doivent correspondre au tableau des immobilisations tenu en comptabilité.

Erreur sur les cotisations

Les cotisations sociales personnelles sont souvent mal ventilées.

La part déductible de la CSG doit être isolée.
La part non déductible ne peut pas réduire le résultat.

Les cotisations facultatives (type Madelin) sont plafonnées et ne sont déductibles que si le professionnel est à jour de ses cotisations obligatoires.

Les cotisations versées à l’URSSAF ne doivent pas être confondues avec :

  • la CFP
  • la CURPS
  • certaines contributions spécifiques

Une erreur de ventilation modifie directement la base imposable et la base sociale.

Recettes mal déclarées

En BNC réel, la règle est celle des recettes encaissées.

L’erreur fréquente consiste à :

  • déclarer les factures émises au lieu des montants réellement encaissés
  • oublier des règlements reçus en fin d’année
  • ne pas intégrer certaines indemnités ou rétrocessions

À l’inverse, comptabiliser des sommes non encore perçues majore artificiellement le résultat.

Une cohérence stricte entre les flux bancaires et les recettes déclarées est indispensable.

La maîtrise des erreurs 2035 est un enjeu majeur : chaque inexactitude impacte l’impôt sur le revenu, les cotisations sociales et parfois les droits retraite.

Une 2035 précise n’est pas seulement conforme — elle protège la situation fiscale du professionnel libéral.

Situations particulières

Certaines déclarations 2035 nécessitent une attention renforcée. Les règles classiques du régime réel BNC s’appliquent, mais des ajustements spécifiques interviennent selon la situation du professionnel.

Les déclaration 2035 situations les plus sensibles concernent le début ou la cessation d’activité, le passage du Micro-BNC au réel, la gestion d’un déficit et le traitement des plus-values professionnelles.

Début d’activité

Lors d’une première année d’exercice, la 2035 ne porte que sur la période comprise entre la date réelle de début d’activité et le 31 décembre.

Plusieurs points méritent vigilance :

  • distinction entre frais d’établissement et charges courantes
  • traitement des dépenses engagées avant l’immatriculation
  • inscription des premières immobilisations

Les frais d’installation peuvent, sous conditions, être amortis sur plusieurs années plutôt que déduits immédiatement.

Le bénéfice ou le déficit de cette première 2035 servira de base aux appels provisionnels de cotisations sociales calculés par l’URSSAF.

Cessation

En cas de cessation d’activité, la déclaration 2035 doit être déposée dans un délai spécifique à compter de la fin d’activité.

Cette 2035 de clôture entraîne :

  • la détermination d’un résultat final
  • le calcul des plus-values ou moins-values
  • la régularisation des amortissements

Les plus-values professionnelles peuvent être imposées immédiatement, sauf application d’un régime d’exonération sous conditions (montant des recettes, durée d’activité, départ à la retraite).

La cessation est donc un moment fiscalement structurant.

Passage Micro-BNC → réel

Lorsqu’un professionnel dépasse le plafond du Micro-BNC ou opte volontairement pour le régime réel, la première déclaration 2035 marque un changement important.

Il convient notamment de :

  • reconstituer les immobilisations professionnelles
  • déterminer les bases d’amortissement
  • ajuster la gestion de la TVA si nécessaire

Ce passage modifie la méthode de calcul du bénéfice, qui n’est plus forfaitaire mais réel.

Une anticipation comptable est indispensable pour éviter une rupture de cohérence fiscale.

Déficit BNC

Lorsque les charges dépassent les recettes, un déficit BNC apparaît.

Sous conditions, ce déficit peut être imputé sur le revenu global du foyer fiscal, ce qui réduit l’impôt immédiatement.

En revanche, certaines limitations existent en cas d’activité non professionnelle ou accessoire.

Le traitement du déficit doit être rigoureusement déclaré sur la 2035 et reporté correctement sur la 2042 C-PRO.

Plus-values professionnelles

Les plus-values interviennent lors de la cession d’un bien inscrit en immobilisation ou lors de la vente de la clientèle.

On distingue :

  • les plus-values à court terme
  • les plus-values à long terme

Leur régime d’imposition dépend notamment :

  • de la durée de détention
  • du montant des recettes
  • de la nature de la cession

Certaines exonérations prévues par le Code général des impôts peuvent s’appliquer.

La gestion des plus-values constitue souvent l’un des enjeux majeurs des déclaration 2035 situations complexes, notamment lors d’un départ à la retraite ou d’une transmission d’activité.

2035 et cotisations sociales

La déclaration 2035 ne sert pas uniquement à déterminer l’impôt sur le revenu. Elle constitue également la base de calcul des cotisations sociales du professionnel libéral.

Le bénéfice fiscal déclaré en régime réel devient la référence pour le calcul des cotisations dues au titre de l’assurance maladie, des allocations familiales, de la retraite de base et complémentaire, ainsi que de la CSG-CRDS. Une variation du résultat entraîne mécaniquement une variation de la charge sociale.

Comprendre le lien entre 2035 et cotisations sociales est donc indispensable pour anticiper sa trésorerie.

Transmission à l’URSSAF

Une fois la déclaration 2035 déposée auprès de la Direction générale des Finances publiques, le bénéfice professionnel est transmis aux organismes sociaux, notamment à l’URSSAF.

Ce bénéfice constitue l’assiette des cotisations sociales. Il inclut le résultat fiscal avant impôt, après prise en compte des charges déductibles et des amortissements.

Toute erreur dans la 2035 impacte donc directement la base sociale. Une sous-estimation expose à un redressement ultérieur. Une surestimation entraîne des cotisations excessives et une perte de trésorerie immédiate.

Impact sur appels provisionnels

Les cotisations sociales des professionnels libéraux fonctionnent sur un système d’appels provisionnels. Les montants réclamés en cours d’année sont calculés sur la base du dernier bénéfice connu.

Ainsi, une forte augmentation du résultat déclaré en 2035 entraîne une hausse des appels provisionnels l’année suivante. À l’inverse, une baisse de bénéfice peut réduire les acomptes futurs, sous réserve d’ajustement.

Ce mécanisme explique pourquoi une année exceptionnellement favorable peut générer un double effet de trésorerie : impôt plus élevé et cotisations provisionnelles majorées.

Régularisation N+1

Les cotisations versées à titre provisionnel ne sont qu’une estimation. Lorsque le bénéfice réel est connu après dépôt de la 2035, une régularisation intervient.

Si le bénéfice est supérieur à la base provisoire, un complément de cotisations est demandé. S’il est inférieur, un remboursement ou une imputation est opérée.

Cette régularisation N+1 peut parfois créer un décalage financier significatif, notamment en cas de variation importante d’activité.

La déclaration 2035 ne doit donc pas être perçue comme une simple obligation fiscale annuelle : elle conditionne la charge sociale de l’année en cours et des années suivantes.

Faut-il un expert-comptable ou un logiciel ?

La déclaration 2035 exige une maîtrise réelle des règles fiscales applicables aux BNC. Si le principe — recettes encaissées moins charges déductibles — paraît simple, la qualification correcte des dépenses, le traitement des amortissements, la ventilation des charges mixtes ou encore l’articulation avec les cotisations sociales peuvent rapidement complexifier la situation.

Le choix entre un expert-comptable et un logiciel dépend donc moins du régime (réel) que du niveau de complexité de votre activité et de votre capacité à sécuriser vos déclarations.

Cas simple

Un professionnel libéral exerçant seul, sans salarié, sans immobilisations importantes et avec peu d’opérations complexes peut gérer sa 2035 à l’aide d’un logiciel spécialisé.

Des solutions comme Indy permettent d’automatiser la tenue comptable, de générer la liasse fiscale et de télétransmettre la déclaration à la Direction générale des Finances publiques.

Dans ce contexte, le logiciel constitue un outil efficace à condition de bien comprendre les règles fiscales sous-jacentes. L’outil ne corrige pas une mauvaise qualification comptable ; il exécute les données que vous lui fournissez.

Cas complexe

Dès lors que la situation comporte des spécificités — association en SCM, amortissements significatifs, véhicule en frais réels, contrats Madelin, déficit reportable, plus-value professionnelle ou changement de régime — l’intervention d’un expert-comptable devient stratégiquement pertinente.

Un professionnel du chiffre ne se limite pas à remplir la 2035. Il sécurise les choix fiscaux, optimise la déductibilité, anticipe l’impact sur les cotisations sociales et conseille sur la stratégie globale (arbitrage entre charges et amortissements, gestion du déficit, préparation d’une cessation ou d’une cession d’activité).

Dans ces cas, l’économie apparente réalisée en gérant seul sa déclaration peut se transformer en coût fiscal ou social à moyen terme.

Risque en cas d’erreur

Une erreur dans la déclaration 2035 peut avoir plusieurs conséquences : redressement fiscal, majorations, intérêts de retard, mais également impact sur les cotisations sociales via l’URSSAF.

Les erreurs les plus fréquentes concernent la déduction de charges non admises, l’oubli d’amortissement, une mauvaise ventilation des dépenses mixtes ou une confusion entre prélèvements personnels et charges professionnelles.

La 2035 étant transmise par voie dématérialisée et analysée par l’administration fiscale, la cohérence globale du dossier est essentielle. Le choix entre logiciel et expert-comptable doit donc être envisagé non seulement en termes de coût, mais surtout en termes de sécurisation du résultat fiscal et social.

Quiz 2035 (auto-évaluation)

La déclaration 2035 ne se résume pas à reporter des montants. Elle suppose de qualifier correctement chaque dépense, de comprendre le mécanisme des amortissements et d’anticiper l’impact fiscal et social.

Ce quiz d’auto-évaluation vous permet de tester votre maîtrise des règles essentielles du régime réel BNC. L’objectif n’est pas de piéger, mais de vérifier que vos réflexes sont conformes aux principes fiscaux applicables.

Puis-je déduire… ?

Vous payez un costume pour vos rendez-vous professionnels. Est-il déductible ?
Non, sauf s’il s’agit d’un vêtement strictement spécifique à la profession (robe d’avocat, blouse médicale, équipement de sécurité). Les vêtements pouvant être portés dans la vie courante ne constituent pas des charges déductibles.

Vous réglez votre taxe foncière pour un local professionnel inscrit en immobilisation. Est-elle déductible ?
Oui, elle est admise en déduction dans les charges professionnelles, sous réserve qu’elle concerne exclusivement le local affecté à l’activité.

Vous versez des cotisations facultatives dans le cadre d’un contrat Madelin. Sont-elles déductibles ?
Oui, si vous êtes à jour de vos cotisations obligatoires et dans la limite des plafonds légaux.

Dois-je amortir… ?

Vous achetez un ordinateur 1 800 € HT. Faut-il le passer en charge ?
Non. Au-delà de 500 € HT par bien, il doit être inscrit en immobilisation et amorti sur sa durée d’usage.

Vous remplacez un fauteuil de bureau à 350 € HT.
Il peut être passé directement en charge si la valeur unitaire est inférieure au seuil admis et s’il ne constitue pas un renouvellement global d’équipement.

Vous achetez votre patientèle ou votre clientèle.
Il s’agit d’une immobilisation incorporelle, non d’une charge immédiate.

Comment traiter… ?

Vous utilisez votre véhicule personnel pour l’activité.
Deux options : indemnités kilométriques ou frais réels. Le choix impacte directement la ligne « frais de véhicules » de la 2035 et peut modifier votre résultat fiscal.

Vous travaillez à domicile.
Seule la quote-part professionnelle des charges (loyer, électricité, internet…) est déductible, calculée au prorata de la surface réellement affectée à l’activité.

Vous constatez un déficit BNC.
Il est imputable sur votre revenu global sous conditions. Il peut également influencer vos cotisations sociales l’année suivante.

Ce quiz illustre un point fondamental : la déclaration 2035 n’est pas une formalité administrative, mais un exercice technique où chaque qualification produit un effet fiscal et social.

Si plusieurs réponses vous semblent incertaines, il est probable qu’un accompagnement — ou au minimum un contrôle de cohérence — soit nécessaire pour sécuriser votre liasse fiscale.

Textes officiels et sources

La déclaration 2035 repose sur un cadre juridique précis. Pour sécuriser votre analyse et éviter toute approximation, il est indispensable de se référer aux textes officiels et aux commentaires administratifs applicables aux bénéfices non commerciaux.

CGI – Article 93

Le fondement légal du régime BNC réel se trouve à l’article 93 du Code général des impôts.

Cet article définit le principe central du régime : le bénéfice imposable correspond à la différence entre les recettes encaissées et les dépenses nécessitées par l’exercice de la profession, sous réserve des règles spécifiques d’amortissement et de déduction.

C’est ce texte qui encadre juridiquement la logique de la déclaration 2035.

BOFiP – Doctrine administrative BNC

L’interprétation officielle des règles fiscales est publiée dans le BOFiP-Impôts.

La base documentaire BNC (BOI-BNC-BASE) précise notamment :

  • les charges déductibles,
  • les règles d’amortissement,
  • le traitement des frais mixtes,
  • les modalités d’imputation des déficits,
  • le régime des plus-values professionnelles.

En cas de doute technique, la doctrine BOFiP constitue la référence administrative opposable.

Direction générale des Finances publiques

La Direction générale des Finances publiques assure la réception et le contrôle des déclarations 2035.

Elle met à disposition :

  • les formulaires officiels (2035 A, 2035 B et annexes),
  • les notices explicatives annuelles,
  • les téléprocédures de dépôt dématérialisé.

Les millésimes et notices actualisés sont disponibles sur le portail impots.gouv.fr.

URSSAF

Le bénéfice déclaré en 2035 est transmis à l’URSSAF pour le calcul des cotisations sociales des professionnels libéraux.

L’assiette sociale repose directement sur le résultat fiscal BNC, ce qui crée un lien structurel entre déclaration fiscale et charges sociales.

Une compréhension précise des règles fiscales est donc indispensable pour maîtriser non seulement l’impôt sur le revenu, mais aussi le niveau de cotisations sociales dues.