Une profession libérale est une activité exercée de manière indépendante, consistant à fournir des prestations intellectuelles, techniques ou de conseil, dans le respect de règles déontologiques propres à la profession. Médecins, infirmiers, avocats, consultants, architectes, psychologues ou experts-comptables comptent parmi les nombreuses activités concernées.
En France, les professions libérales représentent près d’une entreprise sur trois, soit environ 1,7 million d’entreprises et 3 millions d’actifs (UNAPL). Chaque jour, ces professionnels accompagnent, conseillent ou soignent plusieurs millions de Français.
Ce poids économique s’accompagne d’un cadre spécifique : la plupart de ces activités relèvent du régime des bénéfices non commerciaux (BNC), avec des règles propres en matière de fiscalité, de cotisations sociales et de choix de structure juridique — micro-BNC, entreprise individuelle, SELARL, SELAS ou société civile professionnelle.
Avant de lancer son activité ou de développer son cabinet, il est essentiel de maîtriser ces obligations administratives : choix du statut, gestion de la TVA, comptabilité, protection sociale, optimisation fiscale.
Dans ce guide, vous allez découvrir :
- comment choisir votre statut juridique,
- comment fonctionne le régime BNC,
- comment gérer la TVA et les cotisations sociales,
- quelles sont vos obligations comptables,
- quels logiciels sont adaptés à votre activité,
- et les principaux leviers d’optimisation fiscale.
Qu’est-ce qu’une profession libérale ?
Sur le plan juridique, la profession libérale se définit comme une activité exercée de manière indépendante, dont la valeur repose principalement sur des compétences intellectuelles ou techniques. Contrairement aux artisans ou aux commerçants, ce mode d’exercice engage la responsabilité personnelle et exclusive du professionnel face à ses clients ou patients.
Pour mieux s’y retrouver, les professions libérales sont généralement réparties en deux grandes catégories :
Les professions réglementées : elles sont encadrées par des dispositions légales ou réglementaires spécifiques, soumises à des règles déontologiques et, dans certains cas, à un ordre professionnel. C’est notamment le cas des médecins, infirmiers, avocats, architectes ou experts-comptables.
Les professions non réglementées : leur exercice n’est pas soumis à une réglementation professionnelle spécifique ni à l’appartenance à un ordre. Elles regroupent principalement des activités de conseil, d’expertise, de création ou d’accompagnement, comme les consultants, formateurs, coachs ou certaines professions du numérique.

Dans la majorité des cas, les revenus d’une profession libérale relèvent du régime BNC (bénéfices non commerciaux). Ce régime fiscal implique des règles spécifiques en comptabilité, déclarations fiscales, cotisations sociales et TVA.
Le professionnel libéral peut exercer sous différentes formes juridiques selon son activité et ses objectifs : micro-BNC, entreprise individuelle, société d’exercice libéral (SEL), SELARL ou encore société civile professionnelle. Le choix de la structure influence directement la fiscalité, la protection sociale et les possibilités d’optimisation de l’activité.
Avant de vous installer, il est recommandé de choisir le bon statut, d’ouvrir une banque professionnelle, de sélectionner un logiciels adaptés et d’anticiper vos obligations comptables et fiscales.
Selon votre métier, vous devrez également vous équiper en matériel professionnel, choisir un logiciel adapté et pourrez optimiser votre fiscalité grâce à différents dispositifs, comme les chèques-vacances ANCV, les CESU ou les principales charges déductibles.

Profession libérale et BNC : fonctionnement, fiscalité et obligations
La majorité des professions libérales relèvent du régime fiscal des bénéfices non commerciaux (BNC). Ce régime concerne les activités exercées de manière indépendante : professions médicales, paramédicales, juridiques, techniques, artistiques ou de conseil.
Les médecins, infirmiers libéraux, kinésithérapeutes, avocats, architectes, psychologues, consultants ou experts-comptables déclarent généralement leurs revenus en BNC, contrairement aux commerçants et artisans qui relèvent des BIC.
Les deux régimes BNC
Deux régimes fiscaux existent :
Micro-BNC : régime simplifié avec un abattement forfaitaire pour charges, adapté aux professionnels ayant peu de dépenses .
Déclaration contrôlée : permet de déduire les charges réelles (loyer du cabinet, matériel professionnel, véhicule, logiciels, assurances, frais de repas, formations, cotisations sociales…) et nécessite notamment la déclaration 2035.
Les principales obligations en BNC
Selon votre régime fiscal, vous devez notamment :
Lorsque l’activité se développe, la gestion administrative devient rapidement chronophage. De nombreux professionnels utilisent un logiciel pour profession libérale afin de gérer leur comptabilité, leur facturation, leurs déclarations fiscales et le suivi de leur trésorerie.
Un accompagnement par un expert-comptable spécialisé en BNC peut également permettre d’optimiser la fiscalité de l’activité, sécuriser les déclarations et anticiper les cotisations sociales.
Pour approfondir le sujet, consultez :
- notre guide complet consacré à la fiscalité BNC des professions libérales,
- notre dossier sur les cotisations sociales,
- nos ressources sur les simulateurs et calculs BNC.
TVA en profession libérale : règles, exonérations et obligations
Certaines activités bénéficient d’une exonération de TVA, notamment les professions médicales et paramédicales conventionnées (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, sages-femmes) lorsqu’elles réalisent des actes de soins à visée thérapeutique. À l’inverse, la plupart des autres professions libérales — consultants, coachs, formateurs, architectes, experts-comptables ou professions du conseil — sont soumises à la TVA.
Au démarrage de leur activité, ces professionnels peuvent toutefois bénéficier de la franchise en base de TVA. Tant que leur chiffre d’affaires reste inférieur aux seuils en vigueur, ils ne facturent pas la TVA à leurs clients, mais ne peuvent pas récupérer celle payée sur leurs dépenses professionnelles.
Lorsque les seuils sont dépassés, ou si le professionnel renonce volontairement à cette franchise, il devient redevable de la TVA : il doit la facturer, effectuer ses déclarations fiscales et reverser la TVA collectée à l’administration.
La gestion de la TVA peut rapidement devenir complexe en profession libérale, notamment en cas d’activités mixtes, de collaboration libérale, de SCM ou de cumul entre plusieurs régimes fiscaux. Retrouvez notre guide complet sur la TVA des professions libérales pour comprendre les règles applicables selon votre situation.
La TVA influence également la gestion des dépenses professionnelles. Certains investissements comme le véhicule professionnel, le matériel professionnel, les logiciels de gestion ou les équipements de cabinet peuvent permettre de récupérer une partie de la TVA selon le régime choisi.
Pour éviter les erreurs déclaratives, de nombreux professionnels utilisent aujourd’hui des logiciels de comptabilité et de facturation adaptés aux professions libérales. Ces outils permettent d’automatiser le suivi de la TVA, les déclarations fiscales et la gestion des obligations comptables.
Dans certaines situations, l’accompagnement d’un expert-comptable spécialisé en professions libérales peut également permettre d’optimiser la gestion de la TVA et de sécuriser les déclarations fiscales.
À retenir — TVA des professions libérales en 2026
Si votre chiffre d’affaires reste inférieur à 37 500 €, vous pouvez généralement bénéficier de la franchise en base de TVA et ne pas facturer la TVA à vos clients (sous réserve de remplir les conditions applicables). Le seuil majoré est fixé à 41 250 €. La réforme prévoyant un seuil unique de 25 000 € n’a finalement pas été adoptée.
Les professionnels libéraux versent des cotisations sociales afin de financer leur protection sociale : assurance maladie, retraite, allocations familiales, CSG-CRDS, invalidité-décès ou encore formation professionnelle.
Ces cotisations sont calculées sur le bénéfice déclaré en BNC : plus le revenu augmente, plus les charges évoluent, d’où l’intérêt d’anticiper ses appels URSSAF pour éviter les régularisations importantes.
Le mode de calcul des cotisations sociales varie selon le statut et le régime fiscal. En micro-BNC, le taux global des cotisations sociales est fixé à 25,6 % du chiffre d’affaires depuis le 1er janvier 2026 (contre 24,6 % en 2025) pour les professions libérales non réglementées affiliées à la SSI, et à 23,2 % pour les professions réglementées relevant de la CIPAV.
En déclaration contrôlée, les cotisations sont calculées sur une assiette sociale unique, déterminée à partir du bénéfice professionnel, après déduction des charges puis application d’un abattement forfaitaire de 26 %, conformément aux règles applicables aux revenus 2025.
En début d’activité, les cotisations sont généralement appelées sur une base forfaitaire, avant d’être régularisées en fonction des revenus réellement déclarés. Cette phase mérite une attention particulière afin d’éviter d’importantes régularisations les années suivantes.
Plusieurs organismes interviennent dans la gestion sociale : l’URSSAF, les caisses de retraite compétentes ou encore certains régimes conventionnés pour les professions de santé.
Pour mieux comprendre leur fonctionnement, consultez notre guide complet sur les cotisations sociales des professions libérales.
Ces cotisations représentent souvent l’un des principaux postes de dépenses d’une activité libérale, mais plusieurs leviers permettent de les optimiser : arbitrage rémunération/dividendes en société, déduction des charges professionnelles, contrats Madelin, optimisation des frais de véhicule et de matériel, ou dispositifs comme les CESU, les chèques-vacances ANCV et certains crédits d’impôt. Notre simulateur URSSAF pour professions libérales permet d’anticiper le montant de vos charges, et l’accompagnement d’un expert-comptable spécialisé reste souvent le moyen le plus sûr de sécuriser ses déclarations et d’optimiser durablement sa rentabilité.
Fiscalité des professions libérales
La fiscalité des professions libérales repose principalement sur le régime des bénéfices non commerciaux (BNC). Selon le niveau d’activité et le statut choisi, le professionnel peut relever du micro-BNC, de la déclaration contrôlée ou exercer via une société soumise à l’impôt sur les sociétés.
En micro-BNC, l’administration applique un abattement forfaitaire de 34 % sur les recettes encaissées (minimum 305 €). Pour la période 2026-2028, le plafond annuel de recettes est fixé à 83 600 €. Ce plafond est indépendant de la franchise en base de TVA : une profession libérale peut donc rester au régime micro-BNC tout en devenant redevable de la TVA.
Le choix du régime fiscal influence directement le montant de l’impôt, les charges déductibles, les obligations déclaratives et les possibilités d’optimisation. En déclaration contrôlée, il est notamment possible de déduire les dépenses réellement engagées pour l’activité : loyer du cabinet, logiciels, assurances, véhicule, déplacements, repas, formations ou matériel professionnel.
Au-delà du choix du régime, une bonne stratégie fiscale passe également par le choix de la structure juridique, la gestion de la TVA, l’optimisation des cotisations sociales et l’utilisation de dispositifs comme les chèques-vacances ANCV, les CESU, les cotisations Madelin, le PER ou certains crédits d’impôt.
Pour anticiper correctement votre fiscalité, il peut être utile d’utiliser des simulateurs de calculs pour professions libérales ou de se faire accompagner par un expert-comptable spécialisé.
Retrouvez notre dossier complet consacré à la fiscalité BNC des professions libérales pour approfondir chaque aspect fiscal de votre activité.
Quel statut choisir ?
Le choix du statut juridique est une étape essentielle lorsqu’on exerce une profession libérale. Il influence directement la fiscalité, les cotisations sociales, la protection du patrimoine personnel, la rémunération ainsi que les possibilités de développement de l’activité.
De nombreux professionnels libéraux débutent leur activité en entreprise individuelle ou sous le régime du micro-BNC. Ces solutions offrent des formalités simplifiées et une gestion administrative plus légère, particulièrement adaptées aux débuts d’activité ou aux faibles niveaux de charges professionnelles.
Lorsque l’activité se développe, certains professionnels choisissent de créer une société afin d’optimiser leur fiscalité, sécuriser leur patrimoine personnel ou faciliter une future association. Les professions libérales réglementées utilisent fréquemment les structures de type SEL (Société d’Exercice Libéral), notamment la SELARL ou la SELAS.
Le choix entre entreprise individuelle et société dépend de plusieurs critères : chiffre d’affaires, niveau de charges, stratégie patrimoniale, protection sociale recherchée, volonté de s’associer ou optimisation fiscale.
Par exemple, un professionnel libéral ayant peu de charges peut parfois conserver un régime micro-BNC avantageux, tandis qu’une activité générant des revenus plus importants pourra nécessiter une structure plus optimisée fiscalement.
Le statut choisi a également un impact direct sur les obligations comptables et déclaratives : gestion de la TVA, tenue comptable, déclaration 2035, cotisations sociales ou production du FEC.
Certains statuts permettent également d’optimiser plus facilement certains postes de dépenses comme les frais de véhicule, le matériel professionnel, les dispositifs Madelin ou les solutions d’optimisation liées aux CESU et aux chèques-vacances.
Le choix du statut doit donc être réfléchi en fonction de votre situation personnelle et de vos objectifs à long terme. C’est pourquoi de nombreux professionnels se font accompagner par un expert-comptable spécialisé en professions libérales afin de choisir la structure la plus adaptée.
Pour approfondir le sujet, consultez notre guide complet consacré aux structures juridiques des professions libérales.
| Statut | Pour quel profil ? | Avantages principaux | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Micro-BNC | Début d’activité, faibles charges, freelance | Gestion simplifiée, comptabilité légère, abattement forfaitaire | Peu intéressant avec beaucoup de charges, plafonds de chiffre d’affaires |
| Entreprise individuelle (EI) | Professionnel seul avec activité stable | Structure simple, déduction des charges réelles, gestion flexible | Charges sociales importantes selon les revenus |
| SELARL | Profession libérale réglementée avec revenus élevés | Optimisation fiscale et sociale, protection du patrimoine | Gestion comptable plus complexe |
| SELAS | Professionnel souhaitant optimiser sa rémunération | Souplesse juridique, arbitrage rémunération/dividendes | Cotisations sociales parfois plus élevées |
| SCP | Professionnels souhaitant exercer à plusieurs | Mise en commun des moyens et des compétences | Responsabilité partagée entre associés |
Expert-comptable pour profession libérale
Faire appel à un expert-comptable spécialisé en profession libérale permet de sécuriser la gestion fiscale, sociale et comptable de son activité. Même si certains professionnels choisissent de gérer seuls leur comptabilité au démarrage, les obligations administratives deviennent rapidement complexes avec le développement de l’activité.
Les professions libérales doivent souvent gérer plusieurs problématiques simultanément : régime BNC, TVA, cotisations sociales, déclarations fiscales, optimisation des charges, suivi de trésorerie ou encore choix du statut juridique.
Un expert-comptable spécialisé en professions libérales connaît les spécificités des activités médicales, paramédicales, juridiques ou de conseil. Il peut accompagner le professionnel dans le choix de son statut, la gestion de sa comptabilité et l’optimisation globale de son activité.
L’expert-comptable intervient également dans la préparation des déclarations fiscales comme la déclaration 2035, la 2042 C-PRO, les déclarations de TVA ou encore le suivi des obligations comptables liées au FEC.
Un accompagnement comptable devient particulièrement intéressant lorsque l’activité génère des revenus importants, lorsque les charges professionnelles augmentent ou lorsqu’une optimisation fiscale devient nécessaire.
Les experts-comptables peuvent également aider les professionnels libéraux à optimiser plusieurs postes de dépenses : frais de véhicule, matériel professionnel, amortissements, contrats Madelin, arbitrages de rémunération ou dispositifs comme les chèques-vacances ANCV et les CESU.
De nombreux professionnels utilisent aujourd’hui des logiciels de comptabilité pour professions libérales afin d’automatiser une partie de leur gestion. Toutefois, ces outils ne remplacent pas toujours l’analyse stratégique et l’accompagnement personnalisé d’un cabinet comptable spécialisé.
Selon votre activité et votre budget, vous pouvez choisir un cabinet traditionnel ou un expert-comptable en ligne spécialisé en profession libérale.
Si vous recherchez un professionnel près de chez vous, consultez également notre annuaire des experts-comptables pour professions libérales.
Assurances des professions libérales
Les professions libérales doivent souvent souscrire plusieurs assurances afin de protéger leur activité, leur responsabilité professionnelle et leur patrimoine personnel. Selon le métier exercé, certaines assurances sont obligatoires tandis que d’autres permettent de sécuriser durablement l’activité face aux risques du quotidien.
La responsabilité civile professionnelle (RC Pro) constitue l’une des protections les plus importantes pour les professionnels libéraux. Elle couvre les dommages causés à un client, un patient ou un tiers dans le cadre de l’activité professionnelle. Cette assurance est obligatoire dans de nombreuses professions réglementées, telles que les médecins, infirmiers libéraux, avocats, experts-comptables ou architectes.
Les professionnels libéraux peuvent également souscrire une mutuelle santé, une prévoyance professionnelle ou une assurance perte d’exploitation afin de maintenir leurs revenus en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou d’interruption temporaire d’activité.
Certaines activités nécessitent aussi des garanties spécifiques comme l’assurance des locaux professionnels, la protection juridique, l’assurance cyber-risque ou encore l’assurance du matériel professionnel.
Les besoins varient fortement selon le métier exercé. Un professionnel de santé, un consultant indépendant ou un architecte ne seront pas exposés aux mêmes risques ni aux mêmes obligations réglementaires. Il est donc essentiel de choisir des garanties adaptées à son activité, son chiffre d’affaires et son mode d’exercice.
Une bonne couverture d’assurance permet non seulement de sécuriser son activité, mais aussi de protéger sa trésorerie et son patrimoine personnel face aux imprévus. De nombreux professionnels se font accompagner par un courtier spécialisé ou un expert-comptable spécialisé en professions libérales afin d’identifier les contrats les plus adaptés à leur situation.
Retrouvez notre guide complet consacré aux assurances pour professions libérales pour comparer les garanties, comprendre les obligations et choisir les meilleures solutions de protection pour votre activité.
Matériel professionnel
Le matériel professionnel joue un rôle essentiel dans l’organisation et l’efficacité d’une activité libérale. Que l’on exerce dans le secteur médical, paramédical, juridique, technique ou du conseil, disposer d’un équipement adapté permet d’améliorer le confort de travail, la productivité et l’expérience client ou patient.
Les besoins varient fortement selon les professions. Un médecin libéral n’utilisera pas les mêmes équipements qu’un architecte, un ostéopathe ou un consultant indépendant. Certains métiers nécessitent des investissements importants dès le démarrage de l’activité, notamment dans le matériel médical, l’informatique ou l’aménagement du cabinet.
Les professions médicales et paramédicales doivent souvent investir dans des équipements spécialisés comme des stéthoscopes, des tensiomètres électroniques, des lecteurs de carte Vitale ou encore du matériel de diagnostic médical.
Les professionnels du bien-être et du paramédical utilisent également des équipements spécifiques comme les tables de massage professionnelles, les équipements ergonomiques ou le mobilier de cabinet.
Le matériel informatique est aujourd’hui incontournable dans quasiment toutes les professions libérales : ordinateur, imprimante, logiciels de gestion, solutions de téléconsultation, stockage sécurisé des données ou outils de facturation.
De nombreux professionnels utilisent également des logiciels spécialisés pour professions libérales afin de gérer leur comptabilité, leurs rendez-vous, leurs dossiers clients ou leurs obligations administratives.
Le mobilier professionnel représente aussi un investissement important : chaise ergonomique, bureau, rangement, plaque professionnelle ou salle d’attente contribuent directement à l’image du cabinet et au confort de travail.
Dans certaines professions, les vêtements professionnels et équipements de protection sont indispensables. Retrouvez notamment nos guides sur les blouses médicales, les gants en nitrile ou les sacs et mallettes professionnelles.
Les dépenses liées au matériel professionnel peuvent souvent être déduites fiscalement dans le cadre du régime BNC. Certains équipements peuvent également être amortis selon leur valeur et leur durée d’utilisation.
Pour découvrir tous les équipements adaptés à votre activité, consultez notre guide complet consacré au matériel professionnel pour professions libérales.
Optimisation fiscale des professions libérales : CESU et chèques-vacances
Les professions libérales disposent de plusieurs leviers légaux pour optimiser leur fiscalité et améliorer leur rémunération nette. Parmi les solutions les plus utilisées figurent les CESU, les chèques-vacances ANCV, les contrats Madelin, les crédits d’impôt ou encore l’optimisation des charges professionnelles.
Ces dispositifs permettent de réduire la pression fiscale tout en bénéficiant d’avantages personnels ou professionnels. Bien utilisés, ils peuvent représenter plusieurs milliers d’euros d’économies chaque année pour un professionnel libéral.
Les CESU permettent notamment de financer certains services à la personne tout en profitant d’un cadre fiscal avantageux. Ils sont particulièrement intéressants pour les professionnels souhaitant améliorer leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
Les chèques-vacances ANCV constituent également une solution très utilisée par les professions libérales. Ce dispositif permet de financer des dépenses de vacances et de loisirs tout en bénéficiant d’une exonération partielle de charges sociales et d’un avantage fiscal.
D’autres leviers d’optimisation existent également : déduction des frais professionnels, arbitrage des frais de véhicule, amortissement du matériel professionnel, optimisation des cotisations sociales ou choix du statut juridique le plus adapté.
Les professionnels exerçant en société peuvent également travailler sur l’arbitrage entre rémunération et dividendes afin d’optimiser leur fiscalité globale et leur protection sociale.
Plusieurs dispositifs fiscaux peuvent aussi réduire l’impôt : crédits d’impôt, exonérations fiscales, aides à la création d’activité ou déductions liées à la formation professionnelle.
Une bonne optimisation fiscale repose toutefois sur une vision globale de l’activité : chiffre d’affaires, niveau de charges, statut juridique, situation familiale et objectifs patrimoniaux doivent être pris en compte.
Pour éviter les erreurs et sécuriser votre stratégie, il peut être pertinent de se faire accompagner par un expert-comptable spécialisé en professions libérales.
Retrouvez également notre dossier complet consacré à l’optimisation fiscale des professions libérales.
Liste complète des professions libérales en France
| Type de profession libérale | Définition | Exemples de métiers | Obligations principales | Ordre professionnel |
|---|---|---|---|---|
| Profession libérale réglementée | Activité encadrée par la loi nécessitant souvent un diplôme, une autorisation d’exercice ou le respect d’une déontologie. | Médecin, avocat, infirmier libéral, architecte, expert-comptable, kinésithérapeute | Diplôme obligatoire, assurance RC Pro, obligations déontologiques, règles d’exercice spécifiques | Oui dans la majorité des cas |
| Profession libérale organisée en ordre professionnel | Profession réglementée dépendant d’un ordre chargé de contrôler l’accès et le respect des règles professionnelles. | Médecin, avocat, chirurgien-dentiste, infirmier, architecte, géomètre-expert | Inscription obligatoire à l’ordre, cotisations ordinales, respect du code de déontologie | Oui |
| Officier public ou ministériel | Profession libérale exerçant une mission d’autorité publique confiée par l’État. | Notaire, commissaire de justice, greffier de tribunal de commerce | Nomination par l’État, réglementation stricte, responsabilité renforcée | Oui selon la profession |
| Profession libérale non réglementée | Activité indépendante fondée sur une prestation intellectuelle sans réglementation spécifique d’accès. | Consultant, coach, développeur freelance, graphiste, formateur, rédacteur web | Déclarations fiscales et sociales classiques, obligations comptables BNC | Non |
Les professions libérales regroupent plusieurs centaines de métiers exercés de manière indépendante. Elles couvrent des domaines très variés comme la santé, le droit, l’ingénierie, le conseil, la finance, l’informatique ou encore les activités artistiques et intellectuelles.
En pratique, ces métiers se répartissent en deux grandes catégories : les professions libérales réglementées, dont l’exercice est encadré par la loi et souvent soumis au contrôle d’un ordre professionnel, et les professions libérales non réglementées, qui regroupent de nombreuses activités de conseil, d’expertise ou de prestations intellectuelles.
Chaque métier possède ses propres spécificités en matière de formation, de responsabilité professionnelle, de régime social et de fiscalité. Pour mieux comprendre ces particularités, nous avons créé des fiches métiers dédiées aux professions libérales qui détaillent les conditions d’exercice, les obligations réglementaires, le régime fiscal applicable et les solutions de gestion adaptées à chaque activité.
Selon le métier exercé, les besoins en gestion peuvent varier fortement. Certains professionnels privilégient des outils simples pour gérer leur facturation, comme Freebe ou Abby, tandis que d’autres optent pour des solutions plus complètes intégrant comptabilité et pilotage financier.
Vous trouverez ci-dessous la liste des principales professions libérales exercées en France, classées selon leur statut juridique et leur niveau de réglementation.
Les professions libérales réglementées
Les professions libérales réglementées sont des métiers dont l’exercice est strictement encadré par la loi. L’accès à ces professions nécessite généralement l’obtention d’un diplôme spécifique, une inscription obligatoire auprès d’une instance professionnelle et le respect de règles déontologiques précises.
Ces professions sont placées sous le contrôle d’un ordre professionnel, d’une chambre ou d’une autorité administrative. Ce cadre juridique vise à garantir la compétence, l’indépendance et la responsabilité des professionnels qui interviennent souvent dans des domaines sensibles comme la santé, le droit, l’architecture ou la finance.
Les professionnels libéraux réglementés exercent le plus souvent sous le régime fiscal des bénéfices non commerciaux (BNC) et doivent respecter des obligations spécifiques en matière de comptabilité, d’assurance professionnelle et de responsabilité civile.
Dans ces professions où les obligations sont particulièrement strictes, l’utilisation d’outils fiables devient essentielle. Des solutions comme Tiime permettent de structurer la gestion administrative, sécuriser les données et faciliter les échanges avec les experts-comptables ou les organismes professionnels.
Parmi les principales professions libérales réglementées, on retrouve notamment :
Liste professions libérales réglementées
- Avocat
- Architecte
- Infirmier libéral
- Médecin
- Masseur-kinésithérapeute
- Pédicure-podologue
- Sage-femme
- Chiropracteur
- Psychologue
- Psychothérapeute
- Agent général d’assurance
- Conseil en investissements financiers
- Expert agricole, foncier et forestier
Professions libérales organisées en ordres professionnels
Certaines professions libérales réglementées sont organisées autour d’un ordre professionnel. L’inscription à cet ordre est obligatoire pour pouvoir exercer. Ces instances assurent le contrôle de la profession, veillent au respect du code de déontologie et peuvent prononcer des sanctions disciplinaires en cas de manquement.
Les ordres professionnels jouent également un rôle important dans la régulation de l’accès à la profession, la formation continue et la protection du public. Ils garantissent l’indépendance des professionnels et encadrent les conditions d’exercice des métiers concernés.
Parmi les professions libérales organisées en ordre professionnel, on retrouve notamment :
- Architecte
- Avocat
- Chirurgien-dentiste
- Géomètre-expert
- Infirmier libéral
- Masseur-kinésithérapeute
- Médecin
- Pédicure-podologue
- Sage-femme
Officiers publics ou ministériels
Certaines professions libérales réglementées relèvent d’un statut particulier : celui d’officier public ou ministériel. Ces professionnels exercent une mission d’autorité publique qui leur est confiée par l’État, tout en conservant un mode d’exercice libéral.
Les officiers publics ou ministériels sont titulaires d’un office et sont nommés par décision de l’autorité publique, généralement par décret ou arrêté ministériel. Leur mission consiste à authentifier des actes, garantir la sécurité juridique de certaines opérations ou assurer le bon fonctionnement de la justice.
En raison de cette délégation de puissance publique, leur activité est strictement encadrée par la loi et soumise à un contrôle renforcé. Ces professionnels disposent également d’une responsabilité particulière vis-à-vis des citoyens et des institutions.
Parmi les principaux officiers publics ou ministériels exerçant une activité libérale, on retrouve notamment :
- Avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation
- Avoué auprès des cours d’appel
- Commissaire-priseur
- Greffier auprès des tribunaux de commerce
Les professions libérales non réglementées

Les professions libérales non réglementées regroupent un grand nombre d’activités exercées de manière indépendante, principalement fondées sur des compétences intellectuelles, techniques, artistiques ou scientifiques. Contrairement aux professions libérales réglementées, leur accès n’est généralement pas soumis à l’obtention d’un diplôme spécifique ni à l’inscription auprès d’un ordre professionnel.
Ces métiers concernent notamment les activités de conseil, d’expertise, de formation, d’ingénierie, de création ou de prestation intellectuelle. De nombreux professionnels indépendants exercent ainsi sous ce statut : consultants, développeurs informatiques, graphistes, formateurs, coachs, rédacteurs, traducteurs ou experts techniques.
La majorité de ces professionnels relèvent du régime fiscal des bénéfices non commerciaux (BNC). Ils doivent donc respecter certaines obligations en matière de comptabilité, de déclaration fiscale et de protection sociale, même si leur activité n’est pas encadrée par un ordre professionnel.
Pour ces professionnels, souvent seuls à gérer leur activité, les outils digitaux jouent un rôle clé. Des solutions comme Freebe ou Abby permettent de gagner du temps sur la gestion administrative et de se concentrer sur le développement de leur activité.
Ces métiers représentent aujourd’hui une part importante de l’activité indépendante en France et couvrent des domaines très variés comme le conseil aux entreprises, l’informatique, la communication, la formation ou les activités artistiques.
Vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive des principales professions libérales non réglementées exercées en France.
Liste des professions libérales non réglementées
Les professions libérales non réglementées regroupent de nombreux métiers exercés de manière indépendante dans les domaines du conseil, de l’expertise, de l’informatique, de la communication ou encore de la création. Voici une liste des principales activités libérales exercées en France.
Index alphabétique des professions libérales
Cette liste alphabétique présente les principales professions libérales exercées en France, classées par métier afin de faciliter l’identification des activités relevant du régime BNC.
Accédez directement à la liste des professions libérales par ordre alphabétique :
- Accompagnateur de groupe et accompagnateur de moyenne montagne
- Actuaire
- Agent d’enquêtes assermenté par les tribunaux
- Agent privé de recherches
- Analyste programmeur
- Animateur
- Archéologue
- Artiste non créateur d’œuvres originales (article L382-1 du code de la sécurité sociale)
- Art-thérapeute
- Assistant ethnographe
- Assistant informatique
- Assistant scolaire
- Assistant technique
- Astrologue
- Attaché de presse
- Audit et conseil
- Auto-école (exploitant ou moniteur)
- Cartographe
- Cartomancienne
- Chargé d’enquête à titre libéral
- Chercheur scientifique
- Chimiste
- Coach
- Concepteur de logiciel
- Concepteur rédacteur
- Conférencier
- Conseil (artistique, en gestion, en communication, d’entreprise, conjugal, etc.)
- Consultant
- Contrôleur d’ascenseurs
- Contrôleur technique à la construction
- Chiromancien
- Coloriste conseil
- Contrôle de céréales et semences
- Coordinateur de travaux
- Copiste
- Correcteur lecteur
- Correspondant local de presse
- Correspondant sportif
- Coureur automobile
- Créateur industriel
- Créateur de sites internet
- Décorateur conseil (non inscrit au répertoire des métiers)
- Designer
- Dessinateur
- Détective
- Développeur de logiciels
- Documentaliste
- Economiste-conseil
- Economiste de la construction
- Ecrivain public
- Educateur sportif
- Enquêteur
- Enseignant Ergonome
- Esotériste (5)
- Etudes (d’environnement, de marchés, statistiques, techniques, etc.)
- Expert (automobile, en assurances, en bâtiment, maritime, etc.)
- Exploitant d’auto-école (si enseignement de la conduite)
- Exploitant de brevet, licence ou marque
- Formateur
- Généalogiste
- Géographe
- Géologue
- Géophysicien
- Graphiste (non créateur d’oeuvre originale)
- Graphologue
- Guide de haute montagne
- Guide conférencier
- Guide interprète
- Hydrogéologue
- Iconographe
- Illustrateur
- Infographiste
- Informaticien
- Ingénieur conseil
- Ingénieur d’affaires
- Ingénieur du son
- Interprète (conférencier, guide, traducteur)
- Inventeur
- Inventoriste en pharmacie
- Hôtesse d’exposition
- Magnétiseur
- Maître d’oeuvre
- Médiateur pénal (en cas d’activité non occasionnelle)
- Médium
- Médiéviste
- Métreur
- Métreur en peinture
- Métreur vérificateur
- Moniteur de sports
- Mots croisés (auteur)
- Musicothérapeute
- Naturaliste
- Naturopathe
- Noteur
- Numérologue
- Océanographe
- Oenologue
- Organisateur de foires et salons
- Orientateur
- Paysagiste (activité en bureau d’études, sans lien avec le cycle de la production végétale)
- Pilote
- Plasticien conseil
- Préparateur physique à domicile
- Professeur (de musique, de sports, de langues, etc.)
- Programmeur
- Psychanaliste
- Psychosociologue
- Publicitaire
- Radiesthésiste
- Recruteur
- Rédacteur
- Rédacteur documentaliste
- Rédacteur scientifique
- Relations presse
- Relations publiques
- Répétiteur
- Sapiteur (expert)
- Sociologue
- Speaker
- Spéléologue
- Sportif professionnel
- Statisticien
- Sténotypiste de conférences
- Styliste
- Surveillant de travaux
- Technicien conseil
- Technicien du bâtiment
- Thermicien
- Topographe
- Traducteur
- Transcripteur
- Travaux bibliographiques
- Urbaniste
- Urbaniste-aménageur
- Urbaniste-conseil
- Vérificateur
- Vérificateur de monuments historiques
- Voyante
FAQ de la profession libérale
Qu’est-ce qu’une profession libérale ?
Quelles sont les principales professions libérales ?
Quelle différence entre micro-BNC et déclaration contrôlée ?
Les professions libérales sont-elles soumises à la TVA ?
Quel statut choisir en profession libérale ?
Faut-il un expert-comptable en profession libérale ?
Quelles charges peut-on déduire en BNC ?
Comment optimiser sa fiscalité en profession libérale ?
Quelle différence entre profession libérale, freelance et auto-entrepreneur ?
Pourquoi faire confiance à cet article ?
Thibaut Frontori
Fondateur du Forum des Professions Libérales
FDPL Group
Fondateur du Forum des Professions Libérales, je m’appuie sur plus de 12 ans d’expérience dans l’analyse de la fiscalité des professions libérales. Au cours de ma carrière, j’ai étudié près de 20 000 déclarations 2035, ce qui m’a permis d’acquérir une solide expertise en fiscalité BNC, comptabilité et optimisation des charges.
Aujourd’hui, je partage cette expérience à travers des guides, comparatifs et réponses pratiques, rédigés à partir de mon expérience de terrain et de sources officielles telles que le BOFiP, impots.gouv.fr et l’URSSAF. Mon objectif est de fournir une information claire, fiable et régulièrement mise à jour pour accompagner les professionnels libéraux dans la gestion de leur activité.
LinkedIn : Thibaut Frontori
Sources utilisées : BOFiP • impots.gouv.fr • URSSAF • Bulletin officiel de la Sécurité sociale • jurisprudence fiscale
Cet article a été rédigé par Thibaut Frontori, conformément à la politique éditoriale du Forum des Professions Libérales.